Laisser sa trace

Écrire son nom dans la neige, pour devenir immortel l'espace d'un instant, pour s'approprier une parcelle de rue, ne serait-ce que symboliquement.
Puis, regarder la machinerie s'employer à tout détruire, puisque c'est son travail.
Attendre une nouvelle neige nocturne, et recommencer, pour le plaisir.
Mais prendre une photo, en sachant que la machine viendra.
Laisser sa trace

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 12:37

À la recherche du long fleuve tranquille

Il y a des périodes comme ça dans la vie où on se plaint de n'avoir rien à faire, rien de nouveau à explorer, personne à découvrir non plus.

Et puis là, paf! Ça se présente tout en même temps et on ne sait plus où donner de la tête et on s'étourdit et finalement on se fatigue et on souhaite pratiquement de pouvoir revenir aux moments précédents, ceux qui étaient mornes, mais qui nous semblent maintenant si attrayants...


J'ai la tête qui tourne, je suis fatiguée, j'ai des décisions à prendre, mais j'en n'ai pas envie et je voudrais simplement que tout se place, que tout se fasse tout seul. Paresse? Peut-être, oui. Et alors??

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 16:43

Mauvais pressentiment (ou juste tannée du même cycle qui brûle d'envie de se répéter)

Pourquoi j'ai comme la drôle d'impression que j'ai trop hâte, que j'm'emballe trop pour rien et que tout ce qui s'en vient de joyeux et d'exitant va planter, que les gens vont changer d'idée, et puis que finalement la vie va reprendre ses couleurs mornes et rire de moi? J'ai pas envie d'avoir fait de la littérature prémonitoire et de finir par vivre une vaine nuit.

Mais vraiment, y'a quelque chose dans l'air; ça sent pas juste la tourtière. Criss.
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# Posté le samedi 23 décembre 2006 15:39

Vous

Vous
Vous êtes jeunes et puérils. Tu es soûle et le trouves beau. Il est à jeun, mais euphorique à cause de toi. Tu l'embrasses sur les deux joues, et le pont entre les deux pôles effleure doucement l'eau. Vous vous aimez, ça saute aux yeux. Tous ceux qui vous entourent le remarquent et rigolent. Vous tournez dans une valse imaginaire au milieu de la cacophonie ambiante. Vous pieds s'emmêlent et tu dois t'accrocher très fort à lui pour ne pas tomber. Mais lui tombe, c'est flagrant.

Tu n'arrives plus à penser. Tu virevoltes, et ça tourbillonne, et tu entends la musique et les rires, et tout semble si beau. Tu n'es plus certaine du lieu où tu te trouves maintenant. Ton cerveau, tout comme tes muscles, est trop engourdi par les verres que tu t'enfiles à la queue leu leu. Tu vois ses mains, tu vois son cou, tu vois ses lèvres, et le reste se tient bien flou quelque part dans ton champ de vision, prêt à accueillir ton délire, ou encore l'apathie qui suivra.

Il se sent déjà coupable de penser à toi depuis des semaines, et maintenant il se sent coupable de te toucher, de te désirer autant et de profiter de ton ivresse pour se rapprocher de ton corps... Il sait déjà qu'il ne dira rien à Clau, parce que ce qu'elle ne sait pas ne fait pas de mal, non? Mais lui a si mal que tes doigts le brûlent à chaque toucher. Il te veut tellement que tous ses sens sont à l'affût; il entend chaque murmure des ragots qui commencent à courir, il voit chaque coup d'oeil qui peut bien s'attarder sur votre bonheur éphémère, il sent, surtout, ton parfum sucré qui ferme les yeux de sa conscience.

Mais au moment où vous serez enfin seuls, juste avant que vous ne soyez attaqués par le tourbillon béni, il aura un regain de remords, te diras qu'il est fidèle, et tu le croiras et le respecteras, et vous vous quitterez sur un câlin un peu trop long, et le lendemain vous ferez comme s'il ne s'était jamais rien passé.

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 00:24

Mettons les choses au clair

Mettons les choses au clair
Je n'écris pas ceci pour me plaindre : je constate, c'est tout.

Les gens qui réussissent bien à l'école sont souvent la proie de moqueries, d'attaques verbales mesquines ou d'une trop grande jalousie de la part de ceux qui étudient avec elles. Ça commence au primaire et puis ça ne s'arrête jamais. Bien sûr, en vieillissant, le rack à bicycles a moins la cote comme lieu de règlement de comptes, mais la guerre se fait de façon beaucoup plus subtile; la fausse politesse et le commérage reprenant leurs lettres de noblesse (!).

Bien sûr, nous sommes tous nés avec des habiletés diverses, et certains ont plus de facilité à cheminer dans le système scolaire actuel. Par contre, il est plus que vrai qu'une moins grande capacité d'apprentissage peut être compensée par un effort sincère et constant, un travail acharné et une assiduité intellectuelle soutenue.

Maintenant, si les résultats obtenus nous semblent insatisfaisants, il convient de se questionner un peu plus sur nous-mêmes : suis-je dans un programme qui convient à ma personnalité et à mes habiletés? Ai-je bien mis le travail et le temps qui étaient nécessaires afin d'obtenir de bons résultats? Ai-je vraiment la volonté de bien réussir dans ce que je fais et la curiosité de pousser un peu plus loin la matière?

J'ai beau croire que le destin et le hasard jouent tous deux avec les ficelles de notre vie, il faut quand même leur donner un petit coup de main, nous avons une responsabilité à prendre au lieu de simplement se fier à la chance ou à notre bonne étoile.

Mais non, il est beaucoup plus simple de blâmer notre entourage (c'est la faute de la société manne!), ou encore d'insinuer que le reste du groupe est trop fort et que c'est pour ça qu'on est moins bon, ou encore de dire que les profs sont mauvais (même si parfois c'est vrai haha). Tant qu'à se plaindre autant en se regardant le nombril, aussi bien utiliser ce temps de self-contemplation-passive pour se dire nos propres 4 vérités en pleine face.

- Oui, j'avais étudié, mais à la dernière minute la veille.

- Cette session-ci, ce cours là était tout sauf ma priorité.

- J'ai préféré glander en écoutant Occupation Double au lieu de faire tel devoir.

Et laissons un peu tranquille ceux qui ont travaillé d'arrache-pied et qui ont reçu les honneurs qu'ils méritaient. Et si on se sent démunis face à une situation, si on sent qu'il nous manque des outils pour réussir, rien ne nous empêche d'aller voir le prof ou encore ceux qui ont mieux compris pour demander de l'aide : c'est une attitude beaucoup plus saine pour tout le monde. Personne n'est complètement inhumain, la plupart des gens sont flattés de se faire demander de l'aide et ne jugeront pas le demandeur. Et tout le monde en ressort plus fort.

J'en ai marre de ceux qui chialent mais qui ne font strictement rien pour améliorer leur sort. Et je m'inclus là-dedans.

Qu'on se la tienne pour dit.

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 22:49

Dommage : belle narration, mais sujet pathétique.

Qu'on ne me dise pas que tous les grands auteurs se sont fait rejetter à un moment ou l'autre de leur vie, qu'on ne me dise pas non plus que la critique est toujours constructive, ou alors qu'on ne peut pas plaire à tout le monde : JE M'EN CONTREFICHE.

Parce qu'il y a des mots blessants et gratuits, des mots anonymes, des mots de n'importe qui, qui deviennent donc les mots de tout le monde, des mots dignes d'un critique frustré qui ne réussira jamais, ou qui avait une vieille vengeance à assouvir et dont je suis la cible, des mots dévastateurs, sans équivoque, des mots crus à la tonalité condescendante, des mots qui sortent d'une bouche à l'âme trop jeune pour même comprendre à quel point sa langue fourchue peut grafigner de son dard empoisonné.

S'ils étaient au moins assumés! Parce que c'est si simple de jetter le venin lorsqu'on se cache derrière un masque, un mur, un écran, un faux nom...

(...)

La vérité c'est que ça fait mal, et que mon égo s'était permis l'exentricité de grossir un tan soit peu, et qu'un espoir de peut-être quelque chose semblait poindre à l'horizon, mais que maintenant ces simples six petits mots m'assasinent avec encore plus de froideur et d'efficacité que ne le ferait un bourreau. Le pire? Même en sachant de qui l'attaque venait, je n'oserais jamais affronter l'ennemi, je suis trop faible, trop peu confiante, trop petite.

Il y a longtemps que je ne grandis plus de toute façon.

Et ma complainte est à l'image de tous mes autres textes : belle narration, mais sujet pathétique. JE suis le sujet.

# Posté le mardi 12 décembre 2006 00:18

Silencieuse

C'est drôle, parfois, comme l'envie de silence donne aussi l'envie de s'exprimer. Je ressens le besoin de n'entendre plus aucun bruit afin de me concentrer uniquement sur mes pensées, mais voilà; dès qu'elles dévient le moindrement dans un tango débile d'émotions aux antipodes, elles me torturent avec cette rage de les mettre par écrit.

Me revoici donc sur Internet, faute de mieux.

Et là je déconne, ça sort tout croche, comme si les mots étaient tirés au sort par mes doigts maladroits, comme si le marionnetiste expérimenté avait oublié les rouages du métier. Et ça donne des trucs hyper cons comme...
- Je suis une marmotte des temps modernes.

(...) Mais ça n'est qu'un exemple, j'en ai des pires...
- Je joue à des jeux débiles de tirage de bonne aventure avec un Petit Robert et je crois aux prédictions farfelues qu'il me fait.

(...) Non, attendez... Je peux être plus pathétique, forcément...
- Je veux des enfants... moi aussi.

Je ne sais pas s'ils appelent ça, une pseudo crise de la vingtaine sûrement, mais c'est plutôt efficace comme prise de conscience soudaine du temps qui passe trop vite, et de ma foutue vie qui s'en va sans savoir où aller, mais qui n'arrive pas à l'accepter, et du fait que je n'ai absolument aucune vie spirituelle (gourous, s'abstenir), et qu'à chaque fois que je m'installe confortablement avec du chocolat chaud, chaton sous la main, film d'amour cul-cul devant mes yeux nostalgiques ou pleins d'espoir, je me sens de plus en plus devenir une Bridget Jones sans Marc D'Arcy. Avec, quand même, un peu moins d'alcool dans le sang. Mais l'air tout aussi pitoyable. Snif?

Allez, je retourne dans mon mutisme pour un bon... 6 heures de sommeil agité entrecoupé probablement d'une pause-pipi qui deviendra une pause verre-d'eau puis finalement une pause-lecture de merde je n'arrive plus à me rendormir ah et puis un peu de télé, pourquoi pas, zut radio-can est fini, il ne reste que les trucs nuls de nuit de tva, je ferais mieux de fermer la télé, le chat s'est réveillé alors je le flatte, et soudain je réalise que ma pause-pipi s'est encore éternisée le temps de faire au moins 40 pipis.

Alors je reviendrai écrire juste au-dessus de ce texte.
Ça ne sera peut-être pas si mal.

Et en passant, merci pour vos voeux. Vraiment.

# Posté le mercredi 06 décembre 2006 23:30

30 novembre

Bon... bin ça fait aujourd'hui 23 années que je suis sur cette planète.


Youpi?

(...)


Et ce matin, je suis de bonne humeur, mais j'ai un de ces mal de crâne...
Et je souris :)

# Posté le jeudi 30 novembre 2006 11:01

Fin de session

Fin de session
Je capote.

J'ai trop de stock à faire en trop peu de temps et avec trop peu d'énergie. J'aimerais dire que je ne sais pas par où commencer, mais c'est faux : je sais très bien quoi faire en premier mais je n'ai plus la volonté de travailler. J'feelerais juste pour faire la grosse bouette pendant une éternité.

Et s'installe la peur : « voyons Val, c'est juste du cégep, qu'est-ce que tu vas faire à l'université? ». Je ne sais pas. Mais là j'en ai marre.

Au lieu de m'y mettre, j'ai encore refait la liste des évaluations à venir dans les quatre prochaines semaines, puis la liste des choses à faire pour m'y préparer, puis un horaire de ce que je devrais faire et quand. Mais je ne fous rien. Bra-vo.

(soupir)

J'ai fait un cauchemar avec des araignées et des abeilles cette nuit. Je sais que ça a l'air très con comme rêve épeurant, mais bon chacun son truc. Dans mon livre (poche) d'interprétation des rêves, ça veut dire des difficultés, de la maladie, du malheur.
Wow, ce que je suis chanceuse, comme c'est plaisant, wou-pe-di-dou.

Je sais pas si ça s'applique au présent, puisque c'est déjà le cas, ou si mon futur proche s'annonce encore pire.

Je ne veux même pas le savoir. (...)
Sauf si quelqu'un a envie de me tirer aux cartes pour la prochaine année (rires!)

# Posté le samedi 25 novembre 2006 08:21

Regain d'optimisme

Regain d'optimisme
J'AI FAIT MON SAPIN DE NOËL!

Non, ce n'est pas celui de la photo :P mouhaha!

Je sais que je suis peut-être un tout petit peu trop d'avance, mais je n'arrivais plus à me retenir, et si vous saviez comme ça m'a rendu joyeuse de le faire en écoutant mes Beatles... La plus belle des thérapies.

Et pour en rajouter, j'ai déjà terminé et emballé tous mes cadeaux hahaha!

Il ne me reste plus qu'à survivre à la fin de session en étudiant sous l'éclairage de mon conifère enjolivé :)
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# Posté le samedi 18 novembre 2006 22:36