C'est drôle, parfois, comme l'envie de silence donne aussi l'envie de s'exprimer. Je ressens le besoin de n'entendre plus aucun bruit afin de me concentrer uniquement sur mes pensées, mais voilà; dès qu'elles dévient le moindrement dans un tango débile d'émotions aux antipodes, elles me torturent avec cette rage de les mettre par écrit.
Me revoici donc sur Internet, faute de mieux.
Et là je déconne, ça sort tout croche, comme si les mots étaient tirés au sort par mes doigts maladroits, comme si le marionnetiste expérimenté avait oublié les rouages du métier. Et ça donne des trucs hyper cons comme...
- Je suis une marmotte des temps modernes.
(...) Mais ça n'est qu'un exemple, j'en ai des pires...
- Je joue à des jeux débiles de tirage de bonne aventure avec un Petit Robert et je crois aux prédictions farfelues qu'il me fait.
(...) Non, attendez... Je peux être plus pathétique, forcément...
- Je veux des enfants... moi aussi.
Je ne sais pas s'ils appelent ça, une pseudo crise de la vingtaine sûrement, mais c'est plutôt efficace comme prise de conscience soudaine du temps qui passe trop vite, et de ma foutue vie qui s'en va sans savoir où aller, mais qui n'arrive pas à l'accepter, et du fait que je n'ai absolument aucune vie spirituelle (gourous, s'abstenir), et qu'à chaque fois que je m'installe confortablement avec du chocolat chaud, chaton sous la main, film d'amour cul-cul devant mes yeux nostalgiques ou pleins d'espoir, je me sens de plus en plus devenir une Bridget Jones sans Marc D'Arcy. Avec, quand même, un peu moins d'alcool dans le sang. Mais l'air tout aussi pitoyable. Snif?
Allez, je retourne dans mon mutisme pour un bon... 6 heures de sommeil agité entrecoupé probablement d'une pause-pipi qui deviendra une pause verre-d'eau puis finalement une pause-lecture de merde je n'arrive plus à me rendormir ah et puis un peu de télé, pourquoi pas, zut radio-can est fini, il ne reste que les trucs nuls de nuit de tva, je ferais mieux de fermer la télé, le chat s'est réveillé alors je le flatte, et soudain je réalise que ma pause-pipi s'est encore éternisée le temps de faire au moins 40 pipis.
Alors je reviendrai écrire juste au-dessus de ce texte.
Ça ne sera peut-être pas si mal.
Et en passant, merci pour vos voeux. Vraiment.