Je me lève, je m'étire. Trop lasse pour faire quoi que ce soit, je prends du temps pour penser à ma liste d'épicerie. Des bananes?
Oh oui, j'en veux une bien longue et ferme, avec un torse imposant et un regard inquisiteur.
"Va chier", que j'me dis. Un peigne dans mes rêves, je mange du pouding au chocolat. C'est très révélateur
-qui-ferait-baver-n'importe-quel-gars-normalement-constitué : deux bras, deux jambes, 5/48 de cerveau... Rien de plus
, rien de moins.
La plume dans mes mains commence à 9 h les deuxièmes jeudis des mois impairs.
Tout finit dans
son lit. Une nuit, rien de grave, un petit détour sans toutefois trop de désagrément, la vue est à couper le souffle! J'en suis
certaine : c'était la bonne chose à faire. Je vais chercher à comprendre comment construire des niches.
Mon chien est pu ca-pa-ble de me sentir,
y'est à la veille de m'attacher aux choses essentielles.
La famille, la santé, les amis
se saoulent et rient, comme des cons, sans trop penser à la fois où ma main est restée coincée dans un pot Mason...